2Pac Shakur

2Pac Shakur
Tupac Amaru Shakur (né le 16 juin 1971 à New York - décédé le 13 septembre 1996 à Las Vegas (Nevada)) souvent appelé 2Pac, Aka, Makaveli, ou simplement Pac, est un rappeur et acteur américain. Il est le rappeur qui a vendu le plus d'albums dans l'histoire du Hip Hop et est classé par la RIAA comme le 33ème meilleur vendeur de disques tous styles confondus dans le monde avec plus de 80 millions d'albums vendus selon le World Guiness Book 2004, dans lequel il a été classé comme "Meilleur Vendeur d'album du Hip Hop" (dont 44,5 millions aux États-Unis). Son succès a largement contribué à l'explosion commerciale mondiale du rap au cours des années 1990. Son charisme, sa fantaisie, son flow, ses paroles travaillées et sa mort prématurée en ont fait l'une des icônes majeures de ce genre musical, et une franchise rentable : il est l'artiste qui a sorti le plus d'albums après sa mort.

Il est connu aussi sous les autres pseudonymes suivants : MC New York, 2Pac, Makaveli (Tha Don) et a appartenu aux groupes : One Nation Outlaw Immortalz/Outlawz. Emcees, Two From The Crew, Strictly Dope, Digital Underground, Thug Life,

Tupac Shakur est né sous le nom de Lesane Parish Crooks le 16 juin 1971 dans le quartier de East Harlem à New York. Il a été renommé Tupac Amaru, le nom du dernier empereur inca, Túpac Amaru II, signifiant « serpent brillant ». « Shakur » signifie « reconnaissant à Dieu » en arabe. Un souverain péruvien portait également ce nom. Le père de Tupac était parti refaire sa vie ailleurs, la mère Afeni Shakur (qui faisait partie des Black Panther) est incarcérée pour avoir comploté à faire exploser des bombes dans plusieurs endroits très fréquentés de New York. Elle était enceinte de 5 mois lorsqu'elle a été envoyée en prison. Leur beau-père, Mutulu qui appartient au mouvement Black Panther, est condamné à la prison à vie pour vol de voitures blindées causant la mort de deux policiers et d'un gardien.

Depuis son enfance tout le monde l'appelait « prince noir ». À 2 ans, sa s½ur, Sekyiwa, naît. La famille connaît des moments difficiles depuis l'incarcération de Mutulu. Ils déménagent souvent dans des foyers de sans abris. « Je me rappelle de pleurer tout le temps. Je n'ai pu m'adapter nulle part. Puisque j'étais de partout. Je n'avais pas de copains avec qui grandir. »

À douze ans, Tupac est attiré par l'univers artistique, il découvre son amour pour la comédie et l'écriture, alors il rejoint un groupe de théâtre de Harlem, le "127th Street Ensemble". En 1984, quand il est adolescent, sa famille déménage à Baltimore, où il entre à la Baltimore School for the Arts pour étudier la comédie et le ballet. Là, Tupac laisse une impression durable à ses professeurs et montre un potentiel énorme. Malheureusement, Tupac ne peut y poursuivre ses études. À 17 ans, il déménage de nouveau pour aller à Marin City dans un quartier surnommé the jungle en Californie, il traîne avec des lascars, se met à dealer et découvre que sa mère se drogue. Mais très vite il se rend compte que ce n'est pas une voie à suivre alors il intègre en tant que danseur, le groupe de rap funky Digital Underground. En 1991, il pose même pour la première fois sa voix sur bandes pour le maxi "This Is a EP release" des Digital Underground. Il redéménage ensuite à Oakland toujours en Californie avec le reste de sa famille. C'est là qu'il commence à avoir de mauvaises fréquentations et se retrouve à la rue tout seul. Il arrête ses études et commence à vendre de la drogue.

À quinze ans, il s'intéresse au rap ; il commence à écrire des textes. Les gens des petites villes ont peur de la réputation de la Grosse Pomme; il se fait appeler MC New York et montre aux gens qu'il est un voyou.

Non handicapé par son manque d'enseignement traditionnel, Tupac rejoint le groupe de rap "Digital Underground" où il participe au morceau « Same Song ». Peu avant que le groupe ait un certain succès, Tupac sort son propre album 2Pacalypse Now, qui est lui aussi un succès. Le single « Brenda's Got A Baby » propulse enfin la carrière de Tupac. Son talent étourdissant lui permet aussi de décrocher un rôle dans le film « Juice ». Tupac sort un deuxième album Strictly 4 My N.I.G.G.A.Z., qui est un succès encore plus grand et introduit Tupac dans les meilleures ventes.

En novembre 1994, il se fait tirer dessus à cinq reprises dans le hall d'immeuble d'un studio d'enregistrement à New York ; il est avec des membres de son groupe The Outlawz, ainsi que l'équipe de Bad Boy (Biggie, Puff Daddy, Junior Mafia...) membre du groupe de gang East side, et se fait braquer pour quarante mille dollars de bijoux. Gravement blessé, mais pas mortellement, Pac se rend compte qu'il est toujours en vie, ses pensées sont : « Je viens de me prendre 5 balles... je ne suis pas mort... ils ont foirés... me revoilà ». Sur les 5 balles, il en reçoit une dans la tête, mais paradoxalement la blessure la plus sérieuse est celle qu'il reçoit dans la main. Il est transporté à l'hôpital, et ressort de son propre chef quelques heures seulement après l'opération, de peur d'être abattu à l'hôpital, et se rend au verdict de son procès pour viol. C'est à partir de cet instant que s'écrit l'une des histoires les plus sanglantes mais aussi les plus médiatisée du rap. En effet, 2Pac tient personnellement pour responsable Puff Daddy et Biggie qui ont toujours clamés n'y être pour rien, de ne pas avoir retrouvés les braqueurs (qui étaient comme eux de New York). La paranoïa, la haine, l'insolence et le talent de 2Pac sont l'ingrédient de « Hit 'em Up » (Greatest Hits 1998) à ce jour l'une des chansons les plus haineuses et vindicatives du rap ou il extermine vocalement en association avec les Outlawz, tout ce qui touche de près ou de loin à "Bad Boy Entertainment" et leurs descendances. Une Vendetta lyrique...


Tupac Shakur par '777-Séptimo Crío' au Mieres, AsturiesLe point culminant de sa carrière d'acteur est lors de son apparition dans « Poetic Justice » avec Janet Jackson. Ce rôle fait de Tupac un grand nom et montre au monde que la musique n'est peut-être pas l'unique talent de Tupac. Entre son rôle dans « Above the Rim » et son album de platine Me Against the World, la carrière montante de Tupac se fait plomber. Il est poursuivi pour harcèlement sexuel par une femme rencontrée en boîte de nuit, une femme qui, par la suite poursuivit plusieurs autres célébrités pour le même genre de "crime". C'est alors que Tupac est libéré sous une caution de 1.4 millions de dollars, argent fourni par Suge Marrion Knight et sa compagnie "Death Row Record" contre un contrat de disque (6 albums) avec Tupac. Après cette libération, Tupac répond aux critiques en sortant son meilleur album, All Eyez on Me dont les ventes (cumulées 2003) s'élèvent à quinze millions d'exemplaires, ce qui est hors normes pour un double CD, et plus particulièrement pour du hip hop. Tupac obtient aussi des rôles dans trois autres films, «Gridlock'd» 1997, un film de Vondie Curtis-Hall avec Tim Roth, Thandie Newton et Charles Fleischer; «Bullet» 1997, un film de Julien Temple, avec Mickey Rourke, Ted Levine et Adrien Brody; «Gang Related» 1997, un film de Jim Kouf avec James Belushi, Lela Rochon, et Dennis Quaid.

Le 7 septembre 1996, après avoir assisté à un combat de boxe entre Mike Tyson et Bruce Seldon au casino MGM Grand de Las Vegas, Tupac qui se trouve alors du côté passager d'une BMW noire conduite par Suge Knight. À la fin du combat, Tupac et Suge montent dans leur voiture et se rendent à leur hôtel (Luxor) pour se changer car 2pac devait assister à une soirée au club 662. Mais au feu rouge de l'intersection des rues Flamingo et Koval, une Cadillac blanche, avec quatre personnes à l'intérieur, s'arrête à côté d'eux et ouvre le feu. Tupac se prend quatre balles dans la poitrine et une dans le bras malgré le fait qu'il a essayé de sauter sur la banquette arrière.Quant à Suge, il prétend s'être pris une balle sans gravité dans la tête , les médecins on affirmé qu'il ne s'agissait que d'un éclat de verre. 2Pac est transporté d'urgence à l'hôpital de Las Vegas où il est immédiatement opéré. Durant 7 jours de coma, des milliers de fans attendent devant l'hôpital et prient pour qu'il s'en sorte mais malheureusement le vendredi 13 septembre 1996, à 16 h 03, il décède.

Après sa mort, le label de Shakur sortit un album, The Don Killuminati : the 7 Day Theory, sous le pseudonyme de « Makaveli ». La couverture dépeint Shakur cloué à une croix sous une couronne d'épines, avec une carte des secteurs des principaux gangs du pays. En janvier 1997, Gramercy Pictures sort Gridlock'd, le film dans lequel Shakur joue le rôle d'un drogué avec beaucoup de bonnes critiques. Son dernier film, « Gang Related », sort en 1997. En 2003, sortit le film auto-biographique de Tupac avec ses propres paroles "Tupac Resurrection"

Death Row, son label, déclara à sa mort avoir de nombreux enregistrements inédits pour de futures sorties potentielles. Ce qui fut confirmé par la sortie de nombreux morceaux inédits publiés dans ses albums posthumes.


Anecdotes
Il a été proposé à Tupac un contrat avec une maison de disque lorsqu'il avait 13 ans. Cependant, Afeni (sa mère) refusa de le laisser signer quoi que ce soit à son jeune âge. Elle pensait qu'il avait beaucoup à apprendre de la vie avant de se joindre à l'industrie de la musique.
Tupac est mort en ayant moins de 100 000 Dollars sur son compte.
Tupac possédait une maison à Oakland en Californie pour les S.D.F de la communauté noire qui n'avaient pas d'endroit où se loger.
La première chanson connue de Tupac est "When will you learn" qui parle de la violence, elle est dédiée à un de ses amis qui a été tué dans le quartier, il s'appelait Darren Berret.
Pendant un show, Tupac eut une altercation musclée avec un shérif du département de Marin County. Des coups de feu furent tirés et une balle ricocha, blessant mortellement un enfant.
Tupac fût interdit de concert dans de nombreux états car ses concerts étaient "sauvages".
Dans sa chanson "Initiated", il dit "My Lyrics so lethal turn coliseums to murder scenes / Mes paroles si mortelles transforment les colisées en scènes de meurtre". Il a été poursuivi en justice par une femme touchée par balle et paralysée lors d'un de ses concerts en 1993. Elle accusait Tupac d'avoir trop chahuté la foule.

Tupac est dans le Guinness des Records comme rappeur ayant eu le plus de succès dans le monde.
Tupac voulait créer son propre parti politique. Il s'impliquait de plus en plus dans ce projet en déclarant qu'il voulait un parti politique pour tous ceux qui construisent l'Amérique et qui n'ont rien en contre partie.
La chanson "Me & My Girlfriend", 2Pac parle de son arme et non pas de sa petite amie.
L'introduction de "Hold Ya Head" est repris d'un film sur Malcom X
Le titre original de "All Eyez On Me" était "Americaz Euphanasia"
Le titre original de "Me Against The World" était "Crucify"
Le titre original de "Stricly 4 My N.I.G.G.A.Z." était "Troublesome 21"
Tupac voulait avoir des enfants. S'il avait eu un fils, il l'aurait appelé "Michelangelo" et s'il avait eu une fille, "Star".
T.H.U.G L.I.F.E signifie : "The Hate U Give Lil Infants Fuck Everybody" - " La Haine Que Tu Donnes à Tes Nourrissons Nique Tout le Monde"
N.I.G.G.A signifie : " Never Ignorant Getting Goals Accomplished" - "Les ignorants n'atteignent jamais leurs buts".
O.U.T.L.A.W.Z signifie : "Operating Under Thug Laws As WarriorZ" - "Operant Sous Les Lois De Voyou Et En Tant Que Guerriers"

# Posté le vendredi 08 juin 2007 11:33

Modifié le samedi 16 juin 2007 13:56

Histoir Du Rap

Histoir Du Rap
Le rap est interpreté comme le rétroacronyme des expressions anglais rhythm and poetry ou rock against police (dû à une rébellion de jeunes des années 1980 contre la police),


Qu'est-ce que la musique rap ?

Les thèmes

Le rap comme le reste de la culture hip-hop cumule un aspect festif et un aspect contestataire. Les thèmes abordés varient selon les genres et ont évolué selon les époques. Comme la soul et le funk dont il s'inspire, les textes traitent des sujets communs à toute la musique populaire occidentale c'est-à-dire de la vie quotidienne, d'amour ou de sexe.

De nombreux groupes de rap ont également des paroles à vocation contestataire qui le rapproche du punk et de la poesie de la beat generation. La première chanson de ce genre est The Message écrit par Melle Mel et chanté par Grandmaster Flash. Ces paroles, parfois très virulentes contre les symboles du pouvoir, la police ou la justice notamment ont stigmatisé le rap pour une partie de la population. On peut citer le groupe américain Public Enemy ou le groupe francais Assassin. Les critiques violentes sont en fait assez minoritaires et l'aspect contestataire se limite le plus souvent à une dénonciation qui passe par les descriptions des problemes sociaux tels que le racisme, la pauvreté, le chômage, l'exclusion. En réaction contre la dramatisation de certains paroliers, des rappeurs abordent la vie quotidienne des quartiers populaires d'un point de vue positif.

Une thématique récurrente, notamment dans le gangsta rap, tourne autour de la société de consommation et des symboles du pouvoir, comme les femmes, les voitures ou les armes à feu. Les rappeurs jouent sur ces fantasmes et se construisent des personnages en général sans lien avec leur vraie personnalité et leur quotidien réel. Des critiques ont été faites contre ces textes qualifiés de sexistes, matérialistes ou prônant la violence, par des hommes politiques et par une partie du milieu rap.

La religion est également présente, notamment le christianisme dans le rap américain.


Structure rythmique

Les rythmes de la musique du rap (ce n'est pas toujours le cas des paroles) sont quasiment toujours des rythmes 4/4 ou 2/2. Dans sa base rythmique, le rap « swingue ». S'il ne compte pas un rythme 4/4 carré (comme dans la musique pop, le rock, etc.), le rap se base plutôt sur un sentiment d'anticipation, un peu similaire à l'emphase du swing que l'on retrouve dans le jazz. Comme celle-ci, le rythme rap comprend une subtilité qui fait qu'il est rarement écrit comme il sonne. C'est en quelque sorte un rythme 4/4 basique auquel s'ajoute l'interprétation du musicien. Il est souvent joué comme « en retard », d'une manière détendue et douce.

Ce style a été amené de manière prédominante par les musiques soul et funk, lesquelles répétaient tout au long des morceaux leurs rythmes et leurs thèmes musicaux. Dans les années 1960 et 70, James Brown jette les bases sur lesquelles sera fondé le rap : une musique rythmée (ses enregistrements sont encore aujourd'hui une source de samples inépuisable pour les DJ), un style de chant saccadé, parfois parlé ou crié et des textes véhiculant une forte identité et des revendications sociales ou politiques (en particulier Say It Loud, I'm Black And I'm Proud qui devient un véritable hymne de la communauté noire américaine). C'était le parfait tremplin pour pousser les MC à écrire leurs rimes. C'est d'ailleurs toujours ce qui attire le plus dans le rap : l'emphase mise sur les paroles et la prouesse de leurs élocutions. Le rap instrumental est peut-être la rare exception à cette règle. Dans ce sous-genre du rap, les DJ (ou disc jockeys) et les producteurs sont libres d'expérimenter avec la création de morceaux instrumentaux. Tandis qu'ils peuvent prendre des sources sonores comportant des voix.


Instrumentation et production

L'instrumentation rap découle de la musique disco, funk et R&B, à la fois sur le plan de l'équipement sonore et des albums échantillonnés. Alors que le mixage réalisé par les DJ disco et de clubs avait pour but de produire une musique continuelle avec des transitions discrètes entre les morceaux, celui réalisé par Kool DJ Herc a lui donné naissance à une pratique visant à isoler et à étendre les seuls breaks en les mélangeant entre eux avec deux copies du même morceau. À l'origine, les breaks (ou breakbeats) étaient les transitions à l'intérieur d'un morceau, composées surtout de percussions. C'est ce qu'Afrika Bambaataa décrivit comme « la partie du disque qu'attend tout le monde... où ils se laissent aller et font les fous » (Toop, 1991). James Brown, Bob James et Parliament - parmi d'autres - ont longtemps été des sources populaires pour les breaks. Sur cette base rythmique, on pouvait ajouter des parties instrumentales provenant d'autres albums (et beaucoup l'ont fait). L'instrumentation des premiers samples utilisés est la même que celle de la musique funk, disco ou rock : voix, guitare, basse, clavier, batterie et percussions.

Alors que l'originalité de la musique rap provenait principalement des breaks des albums du DJ, l'arrivée de la boîte à rythmes (appelée en anglais beat box ou drum machine) a permis aux musiciens du rap d'intégrer des fragments originaux à leur musique. Les sons de la boîte à rythme étaient joués soit par-dessus la musique produite par le DJ, soit seule. La qualité des séquences rythmiques est progressivement devenue centrale pour les musiciens de rap, car ces rythmes étaient la part la plus dansante de leur musique. En conséquence, les boîtes à rythme ont rapidement été équipées pour produire des kicks (sons de grosse caisse) avec une basse puissante et sinusoïdale en arrière-plan. Cela a permis d'émuler les solos de batterie bien produits de vieux albums de funk, de soul et de rock datant des années 1960 et 70. Les boîtes à rythme avaient de plus un stock limité de sons prédéterminés incluant des cymbales, des grosses caisses, des caisses claires et des toms.

L'introduction des échantillonneurs (ou sampleurs) a changé la manière dont le rap était produit. Un échantillonneur permet d'enregistrer et de stocker numériquement des petits passages sonores provenant de n'importe quel appareil disposant d'une sortie électrique, comme une platine-disque. Les producteurs ont donc pu échantillonner les sons de batterie des albums de leur jeunesse. Plus important encore, ils ont pu sampler des sons de cuivre, de basse, de guitare et de piano à ajouter à leurs rythmes. Et le rap avait finalement son orchestration au grand complet.

Le caractère dur et énergique des sonorités de la musique rap, souvent assez éloignées du son plus organique des autres genres musicaux, constituent un obstacle à la reconnaissance du genre en tant que forme artistique à part entière. Même les groupes de rap ayant un orchestre utilisent souvent les samples et le son dur et énergique des machines pour créer leurs rythmes en studio (lors de concerts, ils les recréent habituellement avec un orchestre). Le rap est l'objet d'une méprise répandue selon laquelle les samples et les boîtes à rythme sont des techniques pour musiciens paresseux ou encore qu'ils ne sont qu'une pâle compensation pour un « véritable » orchestre (cette considération étant d'ailleurs courante pour toute musique faisant usage de ces techniques). Dans les faits, les producteurs de rap sont souvent à la recherche d'un timbre, d'une texture et d'une fréquence précis pour leur sample et leur séquence rythmique. Un batteur jouant en direct le break de Funky Drummer de James Brown ne peut se substituer à son sample. Toutefois, on peut noter ces dernières années une tendance de retour vers les instruments originaux avec des musiciens et producteurs tels que Timbaland, Outkast, The Roots et The Neptunes.


Le flow

Le flow est la maniere dont le rappeur chante. Il est en général plus rapide et plus rythmé que les autres types de chant. Le flow peut etre se concentrer sur le rythme, se rapprocher de la parole ou plus rarement mélodique. Les procédés poétiques classiques tels les métaphores, allitérations et assonances sont utilisées massivement. L'argot est souvent utilisé.


Histoire de la musique rap

Les origines et les influences

Le rap semble formellement se rapprocher de la culture africaine dont se réclame le mouvement hip-hop. Le chant scandé du MC évoque en effet le griot, poète et musicien qui chronique la vie quotidienne ou est invité à chanter lors des célébrations (ex : mariage). De même, le retour à une musique essentiellement basée sur le rythme plus que sur la mélodie ramène aux polyrythmies de percussions africaines.

Une grande partie des premiers DJ et MC sont d'origine jamaïcaine. Les sound systems jamaïcains ont donc eu un rôle dans l'apparition du rap dans les ghettos Noirs américains.


La genèse

L'ancêtre le plus proche du rap est le « spoken word », apparu au début des années 1970 avec quelques groupes confidentiels dont les Last Poets ainsi que Gil Scott Heron. Il s'agit à cette époque de la déclamation de discours sur des rythmes battus par des tambours africains avec la négritude comme thème de prédilection.

Le Hip-Hop, lui, est né en 1974 avec DJ Kool Herc, et les premiers raps étaient réalisés par des MC (Maîtres de Cérémonie) qui faisaient des rimes toutes simples pour mettre l'ambiance en soirée.

Le premier morceau de rap proprement dit, King Tim III du groupe Fatback Band, voit le jour en 1979.

En 1979 , quelques mois après, le premier tube rap sort en 45 tours, c'est Rapper's Delight du Sugarhill Gang. Les rappeurs y sont accompagnés par un orchestre funk et il ne s'agit que d'une vulgaire caricature de la révolution qui se prépare dans les rues New Yorkaises. On peut noter aussi la parution de Magnificient Seven en 1980 du groupe punk anglais The Clash.

En 1982, The Message de Grandmaster Flash fut la révolution annoncée. Il s'agit du premier tube hip hop, une culture de rue qui était alors composée principalement de danse et de DJ-ing. Il est d'ailleurs curieux que, malgré le fait que ce soit le rappeur Melle Mel qu'on entend sur l'enregistrement, le titre est crédité du nom de Grand Master Flash (le DJ - concepteur sonore). Le rappeur n'avait pas le rôle de premier plan qu'il a aujourd'hui. Les rappeurs américains tel que Run DMC critique le racisme des blancs dans leurs chansons, la majorité des auditeurs sont alors des noirs. C'est Puff Daddy, qui a calqué la musique rap sur les chants doux très en vogue chez les blancs aux USA afin de conquérir le marché blanc.

Les années 1980 furent celles de l'explosion du rap avec des groupes politiques comme Public Enemy ou entertainment comme Run-DMC. Dans la lignée du Do It Yourself des punks New-Yorkais (le hip hop fut d'abord surnommé le « punk noir »), les rappeurs rappaient sur des rythmes synthétiques et brutaux, issus de boîte à rythmes bon marché).

Il s'agit d'une véritable musique populaire de rue qui développait ses propres thèmes : d'une part sous l'influence de la Universal Zulu Nation (ou plus communément appelée Zulu Nation) d'Afrika Bambaataa qui voyait dans le hip hop le moyen d'éloigner les jeunes des drogues et des gangs et d'émuler leur créativité, d'autre part en tant que témoignage d'une vie difficile (rap "hardcore").

Initialement issu des quartiers défavorisés, le rap à ses débuts est souvent un exutoire au mal-être et aux revendications des jeunes qui les habitent. Les propos violents ou crus sont fréquents, volontiers provocateurs (Fuck tha Police de NWA ou C'est clair de NTM). Le rap est donc accueilli par le grand public plus comme un phénomène social que comme une forme artistique à part entière.


L'âge d'or

La fin des années 1980 est désignée comme l'âge d'or du rap. À New York, la guerre des crews se termine. Les crews réunissaient des rappeurs (souvent des dizaines) du même quartier, réunis autour d'un producteur charismatique. Le plus célèbre était le Juice Crew de Queensbridge, emmené par le célèbre Marley Marl à qui on attribue l'invention du sampling (échantillons extraits d'autres morceaux puis inclus dans les boucles). Le Juice Crew a fait de nombreux beefs (luttes) avec les lyricists (paroliers) des autres quartiers. On se souvient surtout de KRS-One, du South Bronx, qui a osé défier le Juice Crew par chansons interposées dont le célèbre The Bridge is Over qu'il est venu chanter devant eux dans une salle de Queensbridge.

L'âge d'or, c'est donc l'émergence à New York des duos DJ-MC comme Gang Starr (DJ Premier et Guru), Eric B & Rakim ou Pete Rock & CL Smooth qui continuent l'½uvre de Marley Marl ; et en Californie d'une nouvelle scène Gangsta avec surtout les Niggaz With Attitude (NWA).

NWA se présentait comme un groupe revendicatif et violent, sur certains points politisés à la manière des groupes New-Yorkais comme Public Enemy. Le culte du Gangsta (gangster) naquit avec le tube Straight Outta Compton (voir l'album Straight Outta Compton).


L'évolution du rap de nos jours

Certaines personnes critiquent la médiatisation et la commercialisation du rap qui l'aurait détourné des valeurs qu'il revendiquait encore 15 ans plus tôt. Le rap est devenu un courant musical très à la mode et des quantités très importantes d'argent sont en jeu. Des radios spécialisées sont apparues mais privilégient les artistes « grand public » dont la promotion est assurée par les majors et aboutissent à une certaine homogénéité au détriment des artistes indépendants. Certains font remarquer que le rap est depuis le début une musique grand public qui comme tous les genre, contient en son sein des artistes commerciaux et d'autres plus indépendants et peut-être plus créatifs.

Les évolutions du rap sont nombreuses. On peut parler par exemple de « hip-hop instrumental » (RJD2, Big Dada, DJ Krush), une musique très élaborée qui se base sur la rythmique Hip-Hop. Le rap s'inspire et se mélange aussi aux autres genres jusqu'à brouiller les frontières : rock et métal avec la fusion et le rapcore, trip-hop avec l'abstract hip-hop musiques traditionnelles ou encore électronique.


Le rap dans le monde
Le rap est apparu aux États-Unis mais s'est répandu dans le monde à partir des années 1980.


En Europe

Le rap français est un des premiers à avoir emergé en 1979. Le pionnier est Dee Nasty suivit par des groupes tels que IAM, Suprême NTM, ou Assassin.

En Allemagne on peut citer Kool Savas Aggro Berlin, Die Fantastischen Vier, au Danemark le pionnier est MC Einar. Le rap polonais est apparu avec Kazik et Liroy, au Pays-Bas Osdorp Posse ou Frans & Baas B, en Irlande Quarashi, En Serbie Beogradski, en Grèce Goin' Through.


En Asie

Le rap coréen est representé par des groupes tels que Jo PD, Drunken Tiger, Psy, et Epik High.

DJ Krush est l'artiste japonais le plus connu mais il y a également m-flo, East End X Yuri. On peut citer le taiwanais MC Hot Dog ou les hongkongais Lazy Motherfucker.


Amérique

Le rap canadien est apparu dans les années 1980 avec Maestro Fresh Wes.

Le rap des Philippines date des années 1980 avec Francis Magalona.

Vico C est le premier rappeur latino qui sera a l'origine du reggaeton. On peut aussi citer le groupe mexicain Calo. Le rap en Sud-américain a été marqué par le succès du groupe américain Cypress Hill.

Voir Rap français - hip hop en Belgique - Rap québécois - Groupes de rap africain - Rap et hip-hop roumain - Groupes de rap espagnol.

# Posté le vendredi 08 juin 2007 11:39

Les N.W.A

Les N.W.A
Niggaz With Attitude (N.W.A.) est un groupe de hip hop américain, originaire des banlieues de Los Angeles, qui a popularisé le style gangsta rap.

Leur album à succès, Straight Outta Compton (1989), est devenu culte dans le milieu underground, en raison notamment de ses paroles d'une rare violence, spécialement le tube Fuck Tha Police (littéralement « Nique la Police »). Le FBI envoya d'ailleurs une lettre d'avertissement au label du groupe (Ruthless records) et à la maison de disque associée (Priority Records), pour demander que le groupe surveille la teneur de ses textes. En réalité, la lettre du FBI, très médiatisée, n'aura eu pour effet que d'accroître un peu plus la notoriété du groupe.

N.W.A. sortit en 1990 l'album 100 Miles and Runnin', puis en 1991 l'album Efil4zaggin (au dos duquel figurait l'inscription « Niggaz 4 Life »), sur lesquels Dr. Dre (alors DJ du groupe) créa des ambiances sonores à la fois denses et « funky » (qui laissaient présager son son innovant appelé G-Funk), associées au textes d'Eazy-E, teintés d'humour, et à ceux d'Ice Cube, beaucoup plus véhéments et traitant de problèmes sociaux. N.W.A. se maintint ainsi au sommet des meilleures ventes d'albums de rap.

Après la séparation du groupe, Dr. Dre connut une carrière solo marquée par le succès, aussi bien dans le rôle de rappeur que dans celui de producteur (il a notamment produit Snoop Doggy Dogg et Eminem). Ice Cube connut le succès en tant que rappeur et, dans une moindre mesure, en tant qu'acteur. Eazy-E, quant à lui, décéda des suites du SIDA.

# Posté le samedi 09 juin 2007 13:10

Booba

Booba
Avec son compère Ali, issu d'Issy les Moulineaux dans le 92 (Hauts-de-Seine), ils montent le groupe « Lunatic » avec lequel ils participent à diverses mixtapes et compils. En 2000, ils éditent leur seul et unique album intitulé « Mauvais ¼il » sous le label “45 Scientific”. L'album fait mouche, et sera bien vite perçu comme un classique du genre. Le groupe se dissout en 2002 pour des raisons qui restent floues aux yeux du public, alors que Booba signe son premier album solo intitulé « Temps Mort », toujours chez “45 Scientific”. Cet album, avec le passage du titre « Destinée » (avec Kayna Samet) en radio, et notamment sur Skyrock, permet à Booba de se faire connaître d'un public plus large. Booba quitte le 45 Scientific pour créer son propre label Tallac records qui vient des collines dans le dessin animé Booba et le 11 mai 2004 sortir son second album solo intitulé « Panthéon », double disque d'or depuis, avec des titres comme « N°10 », « Avant de partir... », « Mon son », etc.

En 2004, il lance sa propre marque de vêtements, appelée Ünkut, qui est un mix entre la culture américaine du Fat et Xlarge et un style européen plus sobre et élégant. Sa marque mélange des produits issus du Street Wear avec des coupes plus classiques et appartenant à d'autres genres, comme ceux issus de l'univers des grandes marques du luxe.

En 2005, 153 députés et 49 sénateurs demandent au ministère de la justice d'envisager des poursuites à l'encontre de plusieurs groupes de rap, dont Lunatic, pour incitation au racisme anti-blanc et à la haine de la France[1].

Son troisième album solo intitulé Ouest Side, est sorti le 13 février 2006. Le premier single qui en est extrait est « Garde la pêche », puis paraît « Boulbi »,« Au Bout Des Rêves (feat Trade Union et Rudy) et enfin « Pitbull » . Lors de sa première semaine, Ouest Side se classe 1er du classement des meilleurs ventes d'album et est désormais disque de platine.

Sa deuxième mixtape "Autopsie Vol.2" est sorti en janvier 2007. Le premier single extrait de ce CD est le morceau "Le DUC" qui a fait polémique à cause de la phrase "les négros sont déclassés par Pokora, Diam's et Sinik". Sinik l'ayant mal pris clashe Booba dans son morceau "L'Homme à Abbatre". La réponse de Booba "Carton Rose" ne se fait pas attendre.

En février 2006, Booba a fait appel à la police suite au kidnapping de sa mère et de son frère, une rançon de 500.000¤ et de deux CD dédicacés étaient demandés. L'intervention des forces de l'ordre a mis fin à l'enlèvement sans remise de rançon[2]. Malgré tout, certaines rumeurs laissent entendre que ce "rapt" ne serait qu'une mystification, destinée à booster la promo entourant la sortie de l'album "Ouest Side". Le manque de fiabilité de la "source proche du dossier" citée dans l'article du Nouvel Observateur laisse à penser que les circonstances de l'enlèvement demeurent floues et sujettes à controverse.

Le Vendredi 3 Novembre 2006 il fait une apparition remarquée à l'émission "Star Academy", il est le premier du genre à s'y rendre. Pendant son passage, il chanta sa chanson "Au bout des rêves" (accompagné par la star-academycienne Cynthia), insistant sur le fait que "Si je n'y vais pas, les gens penseront que le rap c'est K-maro ou Tragédie."

Le Samedi 6 Janvier 2007, Booba est invité à l'émission On n'est pas couché de Laurent Ruquier sur France 2. Le rappeur des Hauts-de-Seine gagnant en célébrité[réf. nécessaire] en ce moment, expose sa vision sur certains problèmes actuels tels que la police dans les banlieues ou les élections présidentielles. Laurent Ruquier n'hésite pas à montrer le rappeur sous un nouveau jour en montrant un homme capable de se soucier de l'actualité. Il explique également l'origine de son surnom atypique et son adolescence passée dans la ville de Detroit.

# Posté le samedi 16 juin 2007 13:58

I am

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Le groupe naît en 1984-85 sous le nom de Lively Crew, et est tout d'abord composé de deux membres, le rappeur Akhenaton et le DJ Kheops. Le troisième membre, Shurik'N, arrive en 1988. Le groupe change alors de nom et devient B Boys Stance. Enfin, l'année suivante, Freeman,ancien danseur devenu rappeur, Imhotep et Kephren rejoignent le groupe, désormais appelé IAM. Ils sortent alors un single nommé attentat (qui connaitra une suite attentat 2) qui est plein d'humour, et ensuite ils sortent alors leur premier album, Concept. Ils signent ensuite un contrat avec Virgin Records et sortent ... de la planète Mars en 1991, qui deviendra un hit majeur en France. La sortie en 1993 de Ombre est lumière leur permettra d'accroitre encore un peu leur popularité, tout comme la chanson « Je danse le mia » qui reprenait des expressions marseillaises, écoulée à plus de 600 000 exemplaires.

Mais le plus grand succès commercial du groupe a été L'école du micro d'argent, sorti en 1997, qui a valu au groupe deux récompenses aux Victoires de la musique. Il est devenu disque d'or en seulement deux jours. Il se vendra au total à plus d'un million d'exemplaires, atteignant le statut de disque de diamant. Cet album donnera au groupe une renommée internationale. Le célèbre groupe américain Sunz of Man en featuring sur l'album participa probablement au succès de l'album outre-atlantique.

Après le succès colossal de L'école du micro d'argent, les membres du groupe ont suivi des carrières « solos », avec notamment la sortie de Métèque et Mat d'Akhenaton en 1995, Où je vis de Shurik'N en 1998, ou encore L'Palais de Justice de Freeman en 1999. Ils vont également travailler sur d'autres projets, comme par exemple Akhenaton avec la sortie en 2000 du film Comme un aimant. Il publiera par la suite trois albums solos, Sol Invictus (2001), Black Album (2004) et Soldat de fortune (2006).

Le groupe sort en 2003 un autre album: Revoir un printemps, au succès critique partagé.

IAM sort un nouvel album intitulé Saison 5 le 02 avril 2007 et débute directement à 2eme place dans les charts

# Posté le samedi 16 juin 2007 14:09